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Bulbes, rhizomes, cormus, qui êtes-vous ?

Tout d’abord, ne mélangeons pas tout ! Le terme « bulbe » est le terme générique regroupant toutes les espèces comportant un système tubérisé permettant la multiplication végétative

Parler de bulbe d’iris n’est pas faux, mais la précision n’étant jamais une mauvaise chose, alors soyons précis :

Bulbes : (proprement dit) : tulipes, narcisses, lis, jacinthe,… composés d’écailles insérées sur un « plateau ».  Cormus : glaïeul, crocus, freesia,… Ce sont des bases de tiges tubérisées. Pour multiplier des glaïeuls, la patience s’impose car la première année, le cormus-père ne va donner des cormus-fils qui n’auront pas beaucoup plus de 3-5 mm de diamètre. Il faudra les replanter, et ceci pendant 4 à 7 ans !

Autre solution, et c’est mon conseil : si ils se plaisent, laissez-les faire sans y toucher, le temps passe vite finalement.

Qui suis-je ? Les avez-vous reconnus ? (Réponse à la fin de l’article)

 

Rhizomes : iris, muguet,… Ce sont des tiges souterraines

Pour les iris, fin août, les sortir du sol et les découper avec un couteau en tronçon comportant un œil. Cela permet d’échanger des variétés avec des amis, ou multiplier les touffes dans les jardins. On plante un petit rhizome qui grossit et donne après 1 an ou 2 des rhizomes plus gros avec plusieurs yeux, donc plusieurs fleurs.

Tubercules : Bégonia tubéreux, pomme de terre, topinambour,…

On plante un tubercule  qui donne naissance à d’autres tubercules qui donnent à leur tour des fleurs ou qui sont ramassés pour la consommation.

Racines : dahlia, ancolies, anémones,… qui peuvent être également « divisées » comme les rhizomes.

Les « bulbes » sont tous des organes de réserves permettant une multiplication végétative des plantes concernées.

Maintenant, revenons sur la plantation elle-même. En fait, réussir les bulbes n’est pas excessivement compliqué à la seule double condition de :

  • Ne pas les planter dans l’eau au risque de les voir pourrir
  • Ne pas les planter trop profond ou trop en surface.

Sol : préférer un sol  léger drainant et donc non asphyxiant . Rappelons que les sols les plus à même d’assurer une bonne production de bulbes sont sableux comme dans les Landes ou au Pays-Bas. Mis à part ces quelques sols particuliers, les tulipes, jacinthes, muscari s’adaptent à tous les autres types de sol.

 

Profondeur de plantation : Pour planter les bulbes, tout (ou presque) peut convenir. Une petite pelle, une bêche, un plantoir spécial bulbe, … le plus important est de ne pas rater la profondeur. Pour cela, un truc simple : faire un trou dont la profondeur est égale à 2 fois la hauteur du bulbe et « grattouiller » le fond du trou avant de mettre le bulbe afin d’aider les racines à coloniser le sol. Ensuite, remettre la terre enlevée en émiettant et ARROSER même si il pleut ! En effet, l’eau va permettre de bien mettre en contact le bulbe et la terre en limitant les poches d’air.

 

Astuce : planter les bulbes en massifs pas trop réguliers afin de créer des taches de couleur.

Autres possibilités :

  • Les placer au pied d’ une haie pour donner du relief et de la couleur
  • Les disposer de façon éparse par petits groupes directement dans la pelouse. Effet garanti mais attention à la tondeuse !
  • Au pied des arbres, ils sont du meilleur effet

Voilà, en quelques mots, comment planter avec succès des bulbes pour floraison printanière. Ce n’est pas très compliqué et après un peu de patience (et de froid !), le printemps sera magnifique et coloré.

 

Bonnes plantations

Réponse à : « Les avez-vous reconnus ? »

1- Jonquille

2- Jacinthe

3- Tulipe

4- Muscari